Directeurs ou manager d’organisations, pensez vous toujours prendre les meilleurs décisions pour vos équipes ? désolé, mais ce n’est pas le cas et cela parce que nous sommes tous influencés par nos émotions. Cela d’autant plus que nous sommes tous émotifs, voir sentimentaux.

Une étude publiée dans Psychological Science a récemment révélé que notre état émotionnel du moment influence ce que nous percevons.

En fait, nous ne percevons jamais très objectivement le monde qui nous entoure car nous avons toujours tendance à le restreindre en fonction de  notre état émotionnel du moment. Ceci est vrai pour toutes les formes de perception.

Une émotion est toujours liée au corps; C’est une réaction, agréable ou désagréable, ressentie, stockée et manifestée dans et par notre corps. Une émotion est toujours associée à une expérience personnelle. De cette association découle un sentiment personnel, toujours relatif.

Ce sont précisément nos sentiments, nos à priori, qui nous font perdre notre lucidité psychique, restreignent nos perceptions et nous font parfois prendre de mauvaises décisions.

Pire! Nos expériences nouvelles avec notre corps ou nos environnements organisationnels génèrent en continue de nouvelles émotions qui  produisent en retour de nouveaux sentiments qui restreignent d’autant nos perceptions.

Tout cela nous inscrit finalement dans un cycle sans fin  de complexification relationnelle et parfois aussi dans la souffrance psychologique.

Cette emprise des émotions sur nous même ou notre tendance au sentimentalisme et à la rumination intempestive est un trouble de l’équilibre émotionnel. Il est augmenté dans les états dépressifs.

Une étude a récemment démontré l’implication  du cortex préfrontal dorsolatéral (DLPFC) et des régions émotionnelles (zone 25 et 32) du cortex cingulaire antérieur) dans la restauration de l’équilibre émotionnel.

Dans les cerveaux sains, le DLPFC signale à la zone 32 qu’il faut équilibrer l’activité de la zone 25; ce qui  permet l’équilibre émotionnel. Mais dans les cerveaux dépressifs, le silence du DLPFC entraîne une activité de la zone 25 trop importante et un traitement émotionnel erratique, emprunt de sentiments et de ruminations incontrôlables.

La pratique du hatha yoga a un effet régulateur avéré sur le cortex cingulaire antérieur via le renforcement en matière grise du cortex préfrontal dorsolatéral qu’elle procure.

Certaines techniques du yoga traditionnel peuvent donc réellement nous aider à nous défaire de nos à priori, de nos ruminations, à rétablir notre capacité ordinaire de perception et à restaurer notre lucidité psychique.