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Le précunéus et le cortex préfrontal ventro-médian, sont deux régions du cortex connues pour être impliquées dans le sentiment de soi

Certains chercheurs pensent que le sentiment de soi est lié à l’activation d’un réseau cérébral qui surveille en permanence nos organes internes et en particulier l’un d’entre eux: notre cœur. La conséquence directe de cette hypothèse serait un lien entre l’activation de ce réseau et la propension de nos pensées à se tourner vers nous-mêmes. C’est ce lien que des chercheurs en neurosciences cognitives de l’ENS, à Paris, ont précisément mis en évidence pour la première fois.

Dans leur expérience, 20 volontaires laissaient leur esprit vagabonder aussi librement que possible. Par moments, un signal visuel les interrompait et ils devaient alors évaluer à quel point leurs pensées se rapportaient à eux-mêmes. Par exemple, la phrase « j’ai soif » se situerait tout en haut de l’échelle, tandis que « il viendra me voir » serait un peu en dessous (il est question de soi, mais aussi d’un autre) et « il va pleuvoir » occuperait le bas de l’échelle.

Tout au long de ces tests, l’activité cérébrale des participants était enregistrée par magnétoencéphalographie. Les chercheurs se sont intéressés à la réponse du cerveau aux battements du coeur, constitué de sursauts d’activité caractéristiques quelques centaines de millisecondes après chaque contraction cardiaque, à divers endroits du cortex.

Ils ont ainsi pu constaté que plus l’amplitude de cette réponse était importante, plus les pensées des participants se rapportaient à eux-mêmes. C’était notamment vrai dans le précunéus ventral et le cortex préfrontal ventro-médian, deux régions du cortex connues pour être impliqués dans le sentiment de soi.

A ce stade, ces résultats n’établissent qu’une corrélation, et non un lien de cause à effet. Mais cela vient confirmer le lien entre le coeur et la conscience de soi. 

Source: Journal of Neuroscience

Commentaire:

Pour tous les yogi, la tranquillité du cœur  est une voie privilégiée pour accéder au bien-être absolu. C’est un principe sacré.