soufflet
un soufflet de forge

Frissonner ne permet pas seulement de diminuer ses triglycérides hépatiques, de se protéger de l’obésité, du diabète ou des maladies cardiovasculaires. Des chercheurs viennent de rapporter que l’irisine, une hormone libérée pendant la thermogenèse, pourrait également favoriser la croissance neuronale dans l’hippocampe, préserver la mémoire et donc protéger de la maladie d’Alzheimer.

Pour explorer ce que fait l’irisine dans le cerveau, une équipe de chercheurs s’est tout d’abord tournée vers la souris: lorsque l’irisine est désactivée dans l’hippocampe de souris en bonne santé, les synapses et la mémoire sont affaiblies. De même, l’augmentation des niveaux d’irisine dans leur cerveau, au moyen d’exercices modérés de natation,  renforce leur matière grise et leur mémoire. Les chercheurs ont par ailleurs remarqué que les niveaux de cette hormone étaient réduits dans l’hippocampe des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Une autre équipe a démontré qu’en acclimatant au froid une lignée de souris atteinte de la maladie d’Alzheimer, on pouvait non seulement stimuler chez elle sa capacité de thermogenèse grâce à la synthèse d’irisine, mais aussi sa capacité à se protéger contre la formation et la propagation des protéines tau.

Frissonner ou s’exercer sans excès sont deux activités qui augmentent la production de chaleur corporelle, dégraisse le foie, favorise la conversion des graisses blanches en graisses brunes et semble donc protéger de la maladie d’Alzheimer.

Evidemment personne n’envisage de faire nager ou d’exposer au froid des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Mais ces études révèlent qu-une exposition raisonnée au froid associée à un entrainement progressif et régulier de notre capacité à réguler notre chaleur corporelle pourrait vraiment favoriser la santé mentale de notre corps vieillissant.

C’est précisément ce que pratique tous les yogi depuis des milliers d’années à travers leur pratique du pranayama et c’est peut-être aussi ce que nous devrions tous envisager pour vieillir sereinement et ne plus souffrir inutilement. Rappelons qu’aujourd’hui la maladie d’Alzheimer affecte directement ou indirectement 3 millions de personnes dans notre pays et qu’elle ne cesse de progresser.