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Le cortex insulaire

La pratique du yoga tranquillise le corps, le souffle, le mental. Elle rend le yogi plus résiliant face à l’adversité et protège son cerveau des effets dévastateurs du stress et de son autophagie destructrice.

 

 

 

Les cellules nerveuses individuelles réagissent à de nombreux stimuli négatifs tels que le goût amer, la peur, la douleur, la soif ou l’inconfort physique ou la fatigue. Elles transmettent alors les informations au cortex insulaire qui les traite et les transmet à l’amygdale, au noyau accumbens ou au cortex moteur via trois voies différentes. On sait désormais que ces trois  régions du cerveau régulent directement notre comportement et notre fatigabilité.

L’activation de la voie neuronale du cortex insulaire à l’amygdale provoque les ajustements comportementaux associés à la peur: la souris se tend, réduit sa consommation de nourriture, ses contacts sociaux et l’exploration de son environnement. Lorsque les chercheurs ont supprimé l’activité de cette voie, les animaux ont moins peur et paraissent plus détendus.

L’activation de la voie menant au noyau accumbens a un effet similaire à celui d’une maladie ou d’un état anxieux: les souris cessent de manger. En inactivant cette voie, les animaux mangent même lorsqu’ils ont la nausée.

Enfin, l’inhibition du cortex moteur primaire par l’insula (cortex insulaire) est à l’origine du sentiment de fatigue ressenti après des efforts physiques trop intenses ou à cause du stress. L’inactivation de cette voie n’a pas encore été explorée.

Le cortex insulaire est plus ou moins réactif en fonction des peurs et traumatismes accumulés. Certains seront plus ou moins résistants à l’effort, à la douleur ou à la fatigue et d’autres seront plus réactifs à l’anxiété ou aux émotions négatives en fonction de leurs expériences et de leur capacité de résilience.

La pratique du yoga traditionnel permet de se défaire de toutes ces perturbations qui affectent notre comportement et compliquent parfois beaucoup trop notre existence. Elle nous permet de retrouver progressivement un comportement « par défaut » exempt de douleurs, d’anxiété et de fatigue nerveuse. C’est un état d’être « naturel », une condition naturelle que nous devrions tous restaurer afin de vivre libre et heureux pour toujours.